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Rennes : tensions entre féministes et syndicalistes rouges de la CGT, « en tant qu’homme blanc, j’avais l’impression de devenir la bête à abattre »

Captain Harlock
Démocratie Participative
05 mai 2021

Vous ne stopperez pas les putes, salauds de cégétistes lesbophobes

Des nouvelles de l’asile gauchiste rennais.

Ouest-France :

Après 50 jours d’occupation de l’opéra puis du TNB, à Rennes, la CGT spectacles et précaires a adressé un communiqué aux médias pour annoncer que ses militants cessaient l’occupation des lieux tout en restant mobilisés pour la revendication numéro un des occupants : le retrait de la réforme de l’assurance chômage.

Ils s’en vont dans la perspective de la réouverture du théâtre bien sûr. Mais les vives tensions qui ont marqué les rapports entre des féministes et les militants de la CGT n’y sont sans doute pas étrangers. Le collectif Vivre sans art et sans culture avait déjà quitté les lieux mi-avril. « Nous avons préféré quitter les lieux pour mener nos actions à l’extérieur désormais. » La Coordination des intermittents de Bretagne devait décider ce mardi soir 4 mai de sa position. Alors que la coordination nationale des théâtres occupés poursuit le mouvement, des militants sont toujours sur place et pourraient décider d’une possible poursuite de l’occupation à l’Ubu.

La tension a culminé dès les premières semaines de l’occupation qui a débuté le 14 mars. Lors d’une assemblée générale qui s’est étirée en longueur, les échanges ont été vifs entre des représentants de la CGT et des féministes. Les discussions se sont poursuivies autour d’un repas, les musiciens ont pris leurs instruments… Vers 2 h du matin, Laurent Voiturin confirme avoir mis dehors plusieurs jeunes femmes, avec l’aide d’autres militants, mais rien à voir, selon lui, avec les tensions de l’après-midi. « Ce n’est pas la CGT qui a viré un groupe féministe. C’est moi qui ai estimé que si on voulait que l’occupation se passe dans des conditions sanitaires correctes, elle ne devait pas devenir un endroit où faire la fête alors que la population est confinée chez elle. »

Les gouines hystériques à cheveux bleues comptaient bien transformer le théâtre en bordel lesbien où la 8,6° aurait coulé à flots.

C’était sans compter sur les staliniens de la CGT qui n’étaient pas là pour se rincer mais pour remplir les caisses du syndicat – et accessoirement celles des camarades.

« Ce soir-là, la CGT s’est sentie remise en question », estime une artiste qui a participé activement à l’occupation de l’opéra puis du TNB. Plusieurs reproches ont été faits au syndicat au cours des semaines. Pourquoi, par exemple, la délégation des occupants de l’opéra qui a pu rencontrer la cheffe de cabinet de la ministre Roselyne Bachelot était-elle composée de deux hommes ? « C’est la CGT qui a reçu l’invitation et en a fait part en assemblée générale, rappelle Laurent Voiturin. Ce jour-là aucune camarade n’était disponible. »

« Quand la parité lors des prises de paroles était réclamée en assemblée générale ou une salle demandée pour les réunions du groupe féministe non-mixte, la CGT estimait que ce n’était pas très important, remarque une occupante. Entendre cela d’un syndicat historique, c’était hallucinant ! » «Pour que les femmes qui ne sont pas à l’aise pour prendre la parole en AG puisse le faire, un groupe non mixte a été créé, rapporte une féministe de ce groupe intersectionnel non mixte. Une salle lui était réservée, la nuit également, pour que les femmes puissent y dormir en toute sécurité, car les violences sexistes peuvent aussi exister lors des luttes. L’existence de cet espace non mixte était sans cesse remis en cause par les mêmes personnes, dont la plupart appartenaient à la CGT.»

La CGT est un syndicat patriarcal et hétéronormé qui perpétue les schémas virilistes que l’on a toujours retrouvé chez les partisans du social-fascisme.

Cette organisation fait le jeu de la réaction.

Mais les putes ne se laisseront pas faire.

« Le féminisme est dans l’ADN de la CGT, jure Laurent Voiturin, amer. La preuve c’est que Cécile Apsara et moi sommes le binôme qui représente la CGT au syndicat français des artistes auteurs. Dire que qu’il faut remettre en question l’omniprésence des hommes blancs hétérosexuels aux postes de responsabilité est juste. Mais en tant qu’homme de 50 ans, j’ai eu l’impression de devenir la bête à abattre. »

Laurent Voiturin était d’accord de soutenir la liquidation des « hommes blancs hétérosexuels ».

Mais Laurent n’avait jamais fait le lien entre ce projet et lui-même.

Quand il a finalement réalisé qu’il était directement concerné, il a compris qu’il était passé du rôle du chasseur à celui de gibier.

Et il a commencé à percevoir le problème sous un autre angle.

« Notre but, c’est d’unir les gens pour un combat social, se désole Cécile Apsara, Nous préparons des propositions à la direction régionale des affaires culturelles pour aider les artistes précaires, soutenons les femmes, les personnes LGBT. Tout ce travail ne se voit pas. »

Les féministes et les délégués CGT s’accordent sur un point : entre eux il y a comme une différence de méthode et de points de vue. Et visiblement de génération. « Il y a de nouvelles luttes, portées par des jeunes, qu’ils ont du mal en prendre en compte », note Vanessa Neira. « Ce combat féministe je ne le connais pas très bien, reconnaît Laurent Voiturin. Elles sont pressées de changer le monde, mais changer les habitudes sociales est un lent processus… »

Laurent réclame un tout petit peu de temps, assez pour pouvoir tranquillement atteindre l’âge de la retraite et vivre tranquillement de la généreuse pension que lui paieront les sales fachos qui votent Le Pen en sa qualité de parasite du spectacle.

Dix ans, ce n’est pas trop demander.

Pourquoi ces gouines mettent la pression comme ça ? Qu’elles patientent un peu.

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